Comte de Rochambeau

Focus – Comte de Rochambeau

Portrait officiel du Maréchal de Rochambeau

Devise de Rochambeau : “Vivre en preux, y mourir”

Livret Rochambeau à télécharger

Note : Cette biographie a été écrite par le comte Michel de Rochambeau  pour le comité France Etats-Unis de Loir-et-Cher en vue d’une publication dans sa lettre d’information en 1997. En 2007, un livret reprenant cette biographie a été édité à l’occasion du bicentenaire de la mort du Maréchal. La biographie a été traduite en anglais en 2015 et un nouveau livret a été imprimé en anglais la même année.

 

BIOGRAPHIE en français et en anglais

 

1) BIOGRAPHIE en français

Le Maréchal de Rochambeau

Jean Baptiste Donatien de Vimeur comte de Rochambeau naît à Vendôme le 1er juillet 1725.

Il fait ses études au collège de l’Oratoire de la ville (l’actuel Hôtel de Ville). A 16 ans, il entre à l’Académie militaire (le Coëtquidan – St Cyr de l’époque). Ses parents lui achètent un brevet de « cornette » au régiment de Saint Simon qu’il rejoint en janvier 1742 en Bavière pendant la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748).

Il assiste à la retraite de l’armée française, bien triste début de carrière, puis il monte la garde le long du Rhin pendant quatre ans.

S’étant distingué au siège de Namur, le roi Louis XV le nomme colonel commandant le régiment de la Marche. Il avait 21 ans.

A 21 ans, il est nommé colonel

A la bataille de Lawfeld, il est blessé au crâne et à la cuisse. Il souffrira de ces blessures toute sa vie. En 1755, son régiment participe brillamment à la prise de la place forte de Port Mahon à Minorque. Il a trente ans et est nommé brigadier général.

A 30 ans, il est brigadier général

Durant la guerre de Sept ans (1756-1763), à la bataille de Krefeld, il évite l’anéantissement de l’armée française. En reconnaissance, le roi lui donne le régiment d’Auvergne.

En 1760, à la bataille de Clostercamp, il envoie de nuit le chevalier d’Assas avec quelques hommes reconnaître la position de l’ennemi. Le chevalier se heurte aux Autrichiens qui lui demandent de se taire. Alors il crie : « A moi, Auvergne, voilà l’ennemi ! » avant d’être transpercé de plusieurs coups d’épée. L’alerte est donnée et les Autrichiens sont repoussés. Rochambeau est de nouveau blessé à la cuisse et nommé Maréchal de camp. Le traité de Paris met fin à cette guerre et ouvre une paix de 17 ans.

A 35 ans, il est promu maréchal de camp

C’est durant cette période que, le 4 juillet 1776, les 13 colonies américaines déclarent leur indépendance, ne voulant plus être sous le joug des Anglais.

Dès 1777, malgré le veto du roi, La Fayette, qui avait 20 ans, s’embarque avec quelques nobles, en Espagne, sur un navire qu’il a affrété. Durant le trajet de Versailles à la frontière, la Maréchaussée essaie vainement de le rejoindre. Il est très bien reçu par Washington, qui se prend d’affection pour lui et le nomme général de son armée.

Benjamin Franklin est envoyé par les Américains en mission auprès du roi Louis XVI et, le 6 février est signé entre la France et les « insurgents » un « Traité de Commerce et d’Alliance ».

Beaumarchais, secrètement, se charge d’envoyer des armes et des munitions à Washington.

Le cabinet de guerre français abandonne l’idée d’un débarquement en Angleterre, et préfère envoyer un corps expéditionnaire français aux Etats-Unis, le roi ayant le secret dessein de se venger des Anglais et des clauses déshonorantes du Traité de Paris. Il recherche un chef capable de le commander avec fermeté et de maîtriser les jeunes nobles qui veulent en faire partie.

La Fayette, revenu quelques temps avant en France, espérait avoir ce commandement, mais il n’avait que 23 ans et manquait d’expérience.

Le roi préféra Rochambeau, qui avait près de 55 ans et un passé militaire glorieux.

A 55 ans, le roi lui confie le corps expéditionnaire pour les colonies anglaises

Il le fait venir à Versailles à la mi-février 1780 pour lui confier cette mission et le nommer Lieutenant général.

Le 16 avril, le corps expéditionnaire, fort de 5 000 hommes, était à bord à Brest. Record de rapidité. Il avait été prévu 6 000 hommes, mais le nombre de bateaux disponibles était insuffisant. L’escadre, sous le commandement de l’Amiral de Ternay, n’appareilla que le 2 mai, lorsque les vents devinrent favorables. C’est le 12 juillet qu’elle touche terre à Newport (Rhode Island), après avoir déjoué plusieurs fois la surveillance des Anglais.

Les Américains les reçoivent avec méfiance, ayant l’habitude d’être rançonnés par l’armée anglaise. Ils sont surpris de la courtoisie des Français et du fait qu’ils achètent leurs produits avec de la monnaie d’or. Des ordres très stricts leur avaient été donnés.

Rochambeau fait fortifier la ville, craignant une attaque anglaise par mer avec la flotte de New York, ou par terre, New York n’étant qu’à 10 jours à pied.

Ce n’est que le 20 septembre 1780, qu’a lieu la première rencontre de Washington et de Rochambeau à Hartford (Connecticut). Chacun des deux chefs ne parlant pas la langue de l’autre, c’est en latin qu’ils s’exprimaient. Une seconde entrevue eut lieu à côté de Hartford dans une maison qui existe toujours aujourd’hui.

Il fut décidé que l’on n’attaquerait les Anglais qu’à la belle saison. La grande idée de Washington était de le faire à New York. Rochambeau était contre car les alliés n’avaient pas la suprématie terrestre et navale. Mais d’après les ordres du roi se trouvant dans le pli décacheté en mer par Rochambeau, il devait obéir à Washington, et conserver son armée groupée.

Comme s’il avait eu une certaine intuition, Washington envoie à l’automne 1780 le général La Fayette, qui faisait partie de son armée, avec son régiment, dans le sud pour surveiller le général anglais Cornwallis. Le 10 juin 1781, Rochambeau écrit à l’Amiral de Grasse, commandant la flotte des Antilles et qui était à la disposition du corps expéditionnaire français pour lui demander de venir les appuyer en Virginie.

Rochambeau quitte Newport

Le 10 juillet, les Français quittent Newport pour rejoindre l’armée de Washington au nord de New York. Alors commencent les préparatifs du siège : 8 000 assiégeants pour 12 000 assiégés, plus la flotte anglaise. Parmi ces préparatifs, la construction de fours à pain.

C’est alors que Rochambeau reçoit une lettre de l’Amiral de Grasse du 28 juillet 1781, annonçant son arrivée dans la baie de Chesapeake, sur laquelle donne Yorktown, pour la fin du mois, avec 30 navires de guerre, les 3 000 fantassins de Saint Simon et 1 200 000 livres empruntés auprès des planteurs par l’Amiral de Grasse et sous sa signature. Il a fallu toute la force de conviction de Rochambeau pour qu’avec bien du mal, Washington prenne la décision de descendre vers le sud.

Pour tromper l’ennemi, ils laissèrent quelques hommes continuer les préparatifs du siège. C’est à marches forcées, par une température torride et humide que l’armée parcourt les 700 km qui les séparaient de Williamsburg (Virginie) où s’installe l’état-major, à quelques kilomètres de Yorktown où le siège se prépare. Cornwallis y est bloqué par terre et par mer.

La flotte anglaise descend de New York pour sauver Cornwallis. Elle est reçue par la flotte de l’Amiral de Grasse. Le combat qui s’en suit s’appelle la « bataille des Caps » à cause des deux caps à l’entrée de la baie de Chesapeake. Après deux jours de combat, la flotte anglaise remonte à New York. Pendant ce temps, la flotte de l’Amiral Darras, successeur de l’Amiral de Ternay décédé, arrive de Newport en longeant les côtes, pour rejoindre celle de l’Amiral de Grasse.

Mais l’on se bat devant Yorktown, les obus pleuvent, l’attaque est lancée, et deux redoutes sont prises, l’une, par La Fayette avec son régiment américain, l’autre par les Français.

Yorktown capitule. Dès le lendemain, 19 octobre, c’est le défilé des habits rouges anglais vaincus entre les troupes américaines et françaises.

Rochambeau fait capituler Cornwallis

Cornwallis, souffrant, se fait représenter par le général O’Hara qui tend son épée à Rochambeau. Celui-ci lui fait signe de la remettre à Washington. Cornwallis abandonne à ses vainqueurs, 22 drapeaux, 200 pièces d’artillerie et 800 prisonniers. Les assiégeants étaient composés de 25 % d’Américains et de 75 % de Français, en comptant tous nos marins. Les Anglais mirent un an pour évacuer New York.

Dès la victoire acquise, La Fayette, général américain, rentre en France et vient annoncer la bonne nouvelle au Roi. Il récolte les honneurs comme s’il était le vainqueur de cette bataille. C’était un vrai professionnel de la communication, toute sa vie qui suivit l’a prouvé.

Plus d’un an après la victoire, le corps expéditionnaire reçoit l’ordre de rentrer en France. Un peu plus tard, ce fut le tour de Rochambeau. Il est reçu honorablement, mais la joie exubérante de la victoire était tombée.

Il est élevé à la dignité de Maréchal de France

Le Roi le fait membre de l’Ordre de Saint Esprit et lui accorde certains privilèges. Il est nommé gouverneur militaire des Flandres. Le 4 septembre 1790, il devient commandant militaire du Nord, c’est-à-dire des Flandres aux Ardennes. Il essaie de donner de l’efficacité aux troupes qui, progressivement, se transforment en troupes révolutionnaires. En janvier 1791, le comité militaire de la Constituante lui offre le ministère de la Guerre. Il le refuse, estimant qu’il était militaire et non politicien. Le 29 décembre 1791, il est élevé à la dignité de Maréchal de France en même temps que Luckner, dernière promotion de l’Ancien Régime.

En juin 1792, à la veille de ses 67 ans, n’étant pas d’accord avec les directives de Dumourier, son ministre, il démissionne. Ne voulant pas émigrer, il revient à Rochambeau pour écrire ses mémoires et s’occuper de ses terres.

Dès avril 1794, on vient le chercher en grand équipage, pour le conduire à la Conciergerie. Il est jugé. Aucun grief n’étant relevé contre lui, il est malgré tout condamné à la guillotine. Sa tête est sauvée grâce au 9 Thermidor (27 juillet 1794) où l’on coupe la tête de Robespierre, plutôt que la sienne. C’était la fin de la Terreur.

Bonaparte le fait Grand Croix de la Légion d’Honneur

Ce n’est qu’en octobre 1794, qu’il peut rentrer à Rochambeau où, avant sa retraite, il aimait se rendre quand le service le permettait. Il ne retourna à Paris qu’une fois pour être reçu officiellement aux Tuileries par Bonaparte qui le fait Grand Croix de la Légion d’Honneur. Invité au sacre de l’Empereur, il ne peut s’y rendre, en raison de sa santé chancelante.

Le 12 mars 1807, son valet de chambre, après le déjeuner, le trouve mort dans la bergère de sa chambre, alors qu’il lisait la Gazette.

Il allait avoir 82 ans. Le lendemain, il est le premier à être enterré au nouveau cimetière de Thoré, sa paroisse.

Sa modestie ne permit jamais de mettre en relief les belles pages de l’Histoire de France qu’il écrivit.

 

Biographie écrite par le comte Michel de Rochambeau

Juin 1997

 

 

 

2) BIOGRAPHIE en anglais

The Military Career of Maréchal de Rochambeau

Jean Baptiste Donatien de Vimeur, Count of Rochambeau, was born in Vendôme on July 1, 1725.

He first studied at the “Collège de l’Oratoire” of Vendôme (now the Hôtel de Ville).  At 16 he entered the Coëtquidan military academy (the St Cyr, or West Point, of its time). His parents financed his promotion to the rank of lieutenant in the Saint Simon Regiment, which he joined in January 1742 in Bavaria during the Austrian War of Succession (1740-1748). In a sad beginning for his career, he took part in the French retreat, followed by four years guarding the frontier along the Rhine. After his distinguished participation in the siege of Namur, King Louis XV promoted him to the rank of Colonel, commanding the Marche Regiment.  He was 21.

At 21, he is named Colonel

At the Battle of Lawfeld, he was wounded in the skull and the thigh.  All his life, he would suffer from these wounds. In 1755 his regiment fought brilliantly to take the strategic Port Mahon in Minorca.  He was 30 and was promoted to Brigadier General.

At 30, he is Brigadier General

At the Battle of Krefeld during the Seven Years’ War (1756-1763), his actions prevented the annihilation of the French Army. In recompense the King appointed him Commander of the Auvergne Regiment.

In 1760, at the Battle of Clostercamp, he sent the Chevalier of Assas with a few men under cover of night to discover the enemy’s position. The Chevalier came upon some Austrians who told him to be quiet.  Instead, he cried:  “Help, Auvergne, here is the enemy!” before being struck by several sword thrusts.  The alert was given and the Austrians were pushed back. Rochambeau was again wounded in the thigh. Subsequently he was promoted to the rank of Field Marshall.  The Treaty of Paris ended the Seven Years’ War and initiated a peace that lasted 17 years.

At 35, he is promoted to Field Marshall

It was during this period of peace, on July 4, 1776, that the 13 American colonies declared their independence of English dominance.

In 1777, despite the King’s interdiction, La Fayette, who was then 20, left for Spain with several noble friends. From Versailles to the frontier, the Maréchaussée (the predecessor of the Gendarmerie) tried in vain to catch them, but they hired a ship and embarked from a Spanish port. Washington received La Fayette warmly, developed a paternal affection for him and named La Fayette a Brigadier General in the American army.

Benjamin Franklin was sent by the Americans to the French court and on February 6 a “Treaty of Commerce and Alliance” was signed between Louis XVI and the “insurgents”. Secretly, Beaumarchais undertook to send arms and munitions to Washington.

Louis XVI harbored a secret desire to retaliate against the English for the dishonor of the Treaty of Paris: instead of invading England, the war cabinet decided to send a French expeditionary force to America.  The King searched for a commander capable of firm and experienced leadership of the young nobles who wished to take part. La Fayette, having returned to France, hoped for the commission to lead the force, but he was only 23 years old and lacked experience. The King instead chose Rochambeau who was 55 and had a brilliant military record.

At 55, the King entrusts him with the expeditionary force to the English colonies

Louis XVI summoned Rochambeau to Versailles in mid-February 1780 to give him this mission with the rank of Lieutenant General. By April 16, an expeditionary force of 5,000 men was already on board at Brest. Six thousand men had been allocated, but there were not enough boats available.  The squadron, commanded by Admiral de Ternay, did not leave until May 2, when the winds finally became favorable.  They arrived in Newport, Rhode Island, on July 12, after having evaded English ships several times. The Americans, who were frequently exploited by the English army, distrusted these new soldiers.  However, they were surprised by the courtesy of the French and that the French purchased American products with gold coins. Strict orders had been given to the French soldiers.

Rochambeau had the city fortified, fearing an English attack from New York by sea, or even by land since New York was only 10 days away by foot. The first meeting between Washington and Rochambeau did not take place until September 20, 1780, in Hartford, Connecticut.  Since neither spoke the language of the other, the lingua franca was Latin.   A second meeting took place outside of Hartford in a house that still stands today.

It was decided not to attack the English before good weather set in.  Washington’s plan was to attack them in New York.  Rochambeau did not agree since the allies lacked land and sea supremacy.  However, according to the instructions from the King that Rochambeau opened while at sea, he was to obey Washington and keep the French forces together.

Rochambeau left Newport

As though by intuition, in the autumn of 1780 Washington sent La Fayette, who was part of his army, southward with his regiment to keep an eye on the English General Cornwallis.  On June 10, 1781, Rochambeau wrote to Admiral de Grasse, commander of the French Navy in the Antilles who had been put at the disposition of the French expeditionary force, to ask for his help in Virginia. On July 10 the French left Newport to join Washington’s army north of New York.  The preparation for a siege began: 8,000 assailants against 12,000 English soldiers, plus the English navy.  Construction of bread ovens was even included in the preparations.

During this activity, Rochambeau received a reply from Admiral de Grasse on July 28, 1781. It announced his arrival in the Chesapeake Bay, where Yorktown is located, at the end of the month.  He would arrive with 30 warships, 3,000 foot soldiers from the Saint Simon Regiment and 1,200,000 pounds borrowed from plantation owners under the signature of Admiral de Grasse.  It required all the force of Rochambeau’s conviction to persuade a doubting Washington to head south.

As a diversion, they left some troops to continue the siege preparations while the rest headed south.  In forced marches through high heat and humidity, the army covered 435 miles to reach  Williamsburg, near Yorktown. There the headquarters was established and a siege was begun.  Cornwallis found his army was blocked by land and by sea.

The English fleet left New York in an effort to save Cornwallis and encountered the fleet of Admiral de Grasse.  The battle that followed is termed “The Battle of the Capes” because of the two capes at the entrance to Chesapeake Bay.  After two days of battle, the English fleet returned to New York.  During that time, the fleet of Admiral Darras, successor of the deceased Admiral de Ternay, arrived from Newport via the coast to join that of Admiral de Grasse.

Meanwhile a land battle raged at Yorktown.  Shells rained down, the attack began, and two redoubts were captured, one by La Fayette with his American regiment and one by the French. Yorktown surrendered.  The next day, October 19, the red uniforms of the defeated English filed between the victorious Americans and French.

Rochambeau defeats Cornwallis

General O’Hara, representing Cornwallis who was ill, offered his sword to Rochambeau, who indicated that the sword should be given to Washington.  Cornwallis surrendered 22 flags, 200 artillery pieces and 800 prisoners to his victors.  Including the French sailors, the allied forces were 25% Americans and 75% French.  The English took one year to evacuate New York.

Immediately after the victory, La Fayette, now an American general, sailed to France to announce the good news to the King.  Honors were bestowed on him as though he were the victor of the battle.  He was truly adept in public relations, as the remainder of his life would confirm.

More than a year after the victory, the expeditionary force received the order to return to France.  A little later, it was Rochambeau’s turn. He was received with honor, but the exuberance of victory was over.

He is given the honorific title of Maréchal de France

The King made Rochambeau a member of the Ordre de Saint Esprit and accorded him other privileges.  He was named Military Governor of Flanders.  On September 4, 1790, he became Military Commander of the North, i.e., Flanders and the Ardennes.  He worked on the professionalism and discipline of the troops, who increasingly became revolutionary troops.  In January 1791 the Military Committee of the Constituante offered him the War Ministry.  He refused, considering that he was a military man and not a politician.  On December 29, 1791, he was given the honorific title Maréchal de France, (a military distinction granted to generals  for exceptional achievements), at the same time as Luckner.  It was to be the last promotion of the Ancien Régime.

Just before he turned 67 in June 1792, in disagreement with the directives of Dumourier, his Minister of War, he resigned.  Not wanting to emigrate (as many other nobles were doing), he returned instead to his chateau to write his memoirs and supervise his estate.

In April 1794, a formal escort arrived in Thoré to take him to the Conciergerie in Paris (where many persons were held by the revolutionaries).  He was accused.  Although no grievances were leveled against him, he was condemned to the guillotine.  He was saved by the 9 Thermidor (July 27, 1794) when Robespierre was guillotined instead.  It was the end of the Terror.

Bonaparte awards him the Grand Croix of the Légion d’Honneur

It was not until October 1794 that he was able to return to Rochambeau, the place he enjoyed whenever his military service allowed.  He returned to Paris only once more, to be officially received at the Tuileries by Bonaparte, who awarded him the Grand Croix of the Légion d’Honneur.   He was invited to the coronation of the Emperor but could not attend because of his declining health.

On March 12, 1807, after the noon meal, his valet found Rochambeau dead in the wing chair of his bedroom, where he had been reading the Gazette.  He was nearly 82 years of age.  The next day, he was the first to be buried in the new cemetery of Thoré, his parish. His modesty never allowed him to bring out the glorious pages of the history of France that he wrote.

Count Michel de Rochambeau

June 1997

 

Translation:  Doreen Broneer & Bette Francis

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